Colloque : Le Corps du traducteur, Université Paris 8, 22-23 Novembre

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Cher.e.s ami.e.s de RADAC,

voici le programme d’un colloque qui se tiendra les 22 et 23 novembre prochain. Le programme détaillé de ce bel évènement est disponible en cliquant ici.

Nous espérons vous y retrouver nombreux !

Voici les résumés des interventions qui auront lieu :

Sirkku Aaltonen – Understudy, Standby, Swing – the Translator as a Member in the Theatre Ensemble

Finland is one of the countries where translated texts have always formed a substantial part of the repertoires in the theatre. In the 20th century their share has stabilised to about a half, but it may come up to even two thirds, of the plays accessible to Finnish theatre audiences.

I have edited two compilations of the views of Finnish theatre translators of their work. The first one was a collection of articles by translators, translating foreign plays into Finnish and the other by foreign translators, translating Finnish plays for Swedish, English, Spanish, Russian, Slovak, Hungarian, French, Chinese, German etc. theatre audiences. In my presentation, I will explore the discourse of the role of theatre translators as they themselves see it. As my material, I will use 25 articles from the two books. I have read the articles through Critical Discourse Analysis, in particular as outlined by Norman Fairclough and Teun Van Dijk. The important concepts in the analysis will be discourse (directing our comprehension of reality and forming versions of selected events for us), repertoire (certain recurrent patterns), theme (large abstract units of meaning, topic (concrete and event-based building blocks of themes), and metaphorical stories (detailed accounts of current events with the aim of symbolizing the themes). It became obvious that theatre translators need to see themselves in many roles: as stage writers, directors, actors, audiences, and sometimes also theatre agents, promoting the plays to theatre practitioners. In my presentation, I will focus on the views of the translators of their role in making the text visible on stage as well as of the collaborative nature of theatre translation and their experience of it.

Doublure, remplaçant, comédien polyvalent : le traducteur, membre de l’équipe théâtrale

En Finlande, les textes traduits ont toujours représenté une part substantielle du répertoire théâtral. Au XXème siècle, cette part en est venue à former la moitié des pièces montrées, mais elle atteint parfois jusqu’aux deux tiers de celles proposées au public finlandais.

J’ai coordonné deux ouvrages regroupant les points de vue des traducteurs de théâtre finlandais sur leur travail. Le premier était un recueil d’articles de traducteurs de pièces étrangères vers le finnois, et l’autre rassemblait les réflexions de traducteurs de pièces finnoises vers d’autres langues : suédois, anglais, espagnol, russe, slovaque, hongrois, français, chinois, allemand, etc. Dans ma présentation, j’étudierai le discours porté sur le rôle des traducteurs de théâtre, tel qu’eux-mêmes le perçoivent. A cet effet, je m’appuierai sur 25 articles extraits de ces deux livres. J’ai lu ces articles à la lumière de l’analyse critique du discours, définie en particulier par Norman Fairclough et Teun Van Dijk. Les concepts importants de mon analyse seront le discours (qui oriente notre compréhension de la réalité et crée nos versions de certains événements sélectionnés), le répertoire (certaines formes récurrentes), la thématique (unités de sens abstraites et étendues), le sujet (blocs thématiques concrets qui reposent sur des événements), et les récits métaphoriques (récits détaillés de l’actualité dans le but de rendre les thématiques symboliques). Il m’est apparu évident que les traducteurs de théâtre sont obligés de se concevoir dans plusieurs rôles : scénographe, metteur en scène, acteur, public, et parfois aussi agent artistique, faisant la promotion des pièces auprès des professionnels du métier. Je me concentrerai ici sur les manières dont les traducteurs envisagent celui de leurs rôles qui consiste à rendre le texte visible sur scène, ainsi que sur leur expérience de la nature collaborative de la traduction théâtrale.

Celia Bense Ferreira Alves – Ethnographie d’une recherche-création

Le développement de la recherche création interroge les méthodes d’appréhension des processus de production de la recherche tout comme ceux de la création. En prenant pour objet le projet de recherche-création Traduire la performance/performer la traduction auquel j’ai pris part depuis sa conception et qui est en cours de développement, cette communication se propose d’interroger les différents processus à l’œuvre par le biais de la méthode ethnographique. Je montrerai la manière dont chaque étape du développement du projet questionne le recueil scientifique de données et de leur analyse: définition des prénotions et mise à distance du savoir immédiat, appréhension de la situation, de son contexte et de ses participants, des interrelations et des modalités de coopération, prise en compte de la variabilité du temps et de l’espace, construction d’un vocabulaire approprié.

The ethnography of a research-creation project

Research-creation as a developing category explores the methods with which we apprehend the production processes both of research and creation. Choosing as my subject the research-creation project Translating performance/performing translation, in which I have been involved since the very beginning and which is now in progress, I will use the ethnographic method to explore the different processes at work in it. I will show how the scientific collection of data and their scientific analysis are questioned in each developing stage of the project : pre-notions are defined, a distance is taken from unmediated knowledge, the situation, context and participants, their interrelations and cooperation modalities are all apprehended, the variability of time and space is taken into account and a relevant lexical field is established.

Géraldine Berger et Christophe Daloz – L’adaptation pour la scène: une rencontre artistique entre deux langues maternelles, un mouvement d’une culture à une autre

L’adaptation pour la scène est une rencontre entre deux langues et deux cultures. Il s’agit d’une rencontre plus que d’une traduction. Il s’agit d’un mouvement, il s’agit d’aller vers le texte, le comprendre le plus profondément possible et le réinventer pour aller vers l’autre langue. C’est un ensemble de mouvements, de cheminements, pour aller d’une langue à une autre, d’une culture à une autre. C’est une rencontre, un accueil, une ouverture vers l’autre, une compréhension intuitive d’une langue maternelle à une autre. C’est un respect infini, de l’auteur, de la langue, de la culture, c’est un geste créatif qui réinvente les mots pour mieux en saisir le sens. C’est une sorte de magie qui s’opère entre deux mondes. C’est un acte fondamentalement poétique et politique (cf. Barbara Cassin).

Adapting for the stage as the artistic encounter of two mother tongues and as a progression from one culture to another

Adapting for the stage involves the encounter of two languages and two cultures – their encounter rather than their translation. It consists in progressing towards a text and understanding it as deeply as we can, and then in reinventing it so as to turn towards the other language. Adapting for the stage is essentially a series of movements and developments from one language to another and from one culture to another. It is an encounter, a way of welcoming and being receptive to others, an intuitive form of understanding between two mother tongues. It involves boundless respect for authors, for language and culture. Adapting for the stage involves a creative gesture that reinvents words to apprehend them better. It creates a kind of magic between two worlds; it is a fundamentally poetic and political act (cf. Barbara Cassin).

Céline Frigau Manning – Théâtre de la traduction. Corps pluriels, corps singulier d’un collectif de traduction théâtrale universitaire

« Peut-être est-ce seulement dans la salle de répétition », suggère David Johnston, « que le traducteur prend pleinement conscience des potentialités de la représentation – pour le meilleur ou pour le pire – que renferme son texte[1]. » Mais qu’advient-il lorsque la salle où l’on traduit est aussi une salle de pratique théâtrale ? Lorsque les traducteurs, réunis en collectif, ont recours à leurs propres corps pour traduire et ouvrir le jeu, pour composer deux corps collectifs – celui du texte final de leur traduction, celui du collectif de traduction qu’ils composent ? De quelles manières leur modus operandi, qui s’invente et se renouvelle au fil du travail, convoque-t-il des approches scéniques et devient lui-même matière à théâtre ?

Cette réflexion s’appuiera sur l’expérience de La Langue du bourricot, collectif fondé à l’Université Paris 8 en 2012, avec pour but de traduire des dramaturges italiens contemporains encore inédits en France tels que Matteo Bacchini, Antonio Moresco et Emma Dante. Cette expérience a donné lieu à la publication de quatre traductions dans la collection Nouvelles Scènes des PUM, ainsi qu’à une création scénique, Prova di traduzione, présentée notamment lors du festival Universcènes de Toulouse (mars 2015) et au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis (octobre 2015). Je partirai ici de mon point de vue de fondatrice et coordinatrice du collectif pour interroger les processus mêmes du travail, la place de la pratique scénique et le faisceau de relations qui s’instaurent ce faisant entre les corps en traduction et celui, singulier, du collectif lui-même.

The Theatre of Translation. Singular and Pluralised Bodies in a University Translation Collective

“It may be only in the rehearsal room,” suggests David Johnston, “that the translator becomes fully alive to the potentialities of performance – for better and for worse – that are encoded into his or her own playscript.” What happens, however, when the place in which we translate is also a theatrical studio? When we as translators, working as a group, rely on our own bodies to translate and to open possibilities for performance, thus creating two collective bodies – one being the final version of their translation, the other the collective which they form? In what way does our modus operandi, as it is invented and modified throughout our work, involve theatrical practices, and becomes itself the raw material for performance?

This reflection will be based on the experience of a translation collective, La Langue du bourricot, founded in 2012 at the University of Paris 8, which translated contemporary Italian playwrights, as yet unpublished in France, such as Matteo Bacchini, Antonio Moresco, and Emma Dante. This experience gave rise to the publication of four translations in the collection Nouvelles Scènes at the Presses Universitaires du Midi, and to an original creation entitled Prova di traduzione, performed for instance at the Universcènes Festival in Toulouse (March 2015) and the Théâtre Gérard Philipe in Saint-Denis (in October 2015). I will explore here, from my perspective as founder and coordinator of this collective, our working processes, the emphasis we placed on stage practice, as well as the network of relations created between bodies in translation, and the singular body of the collective.

Lily Robert-Foley and Virginie Poitrasson – Face à face: réflexions sur une expérience de traduction entrecroisée

How does the translator’s body interact with the translation itself? Lily Robert-Foley and Virginie Poitrasson will present what is partly a performance, using video and sounds, and partly a discursive in-practice talk mixing English and French languages.

Face to face: thinking about an experience in intersecting translation

Comment le corps du traducteur interagit-il avec la traduction? La présentation de Lily Robert-Foley et Virginie Poitrasson réunira une performance audiovisuelle et une réflexion pratique et discursive mêlant l’anglais et le français.

Olivier Schetrit – L’acte de traduction au sein d’une œuvre artistique :  Traduction, accessibilité, tradaptation, re-création,…

La langue des signes est une langue tridimensionnelle, l’espace de signation engage le buste, le visage, les bras du locuteur et en cela, elle est très différente de la langue orale. Sa caractéristique première : elle se dessine dans l’espace, et le corps du signeur est l’instrument de cette élaboration cognitive et linguistique.

Sur scène, lorsque la langue est impliquée dans un acte de création, elle transcende le corps, le dépasse. L’espace de signation n’est plus contraint à une expression formelle, la langue se réinvente, s’émancipe.

Qu’en est-il de l’acte de traduction dans une création bilingue langue des signes / français ? Quel impact sur le corps, sur la langue du traducteur ? Qu’en est-il du lien création et traduction lorsque deux langues, deux cultures, deux représentations du mondes sont en « jeux » ?

The act of translating within a creative work: Translation, accessibility, tradaptation, re-creation…

Sign language is a three-dimensional language: the signing space involves the arms, torso and face of the speaker, making it very different from vocal language. Its first attribute is that it is conveyed visually in dimensional space and the signer’s body is the instrument of this cognitive and linguistic process.

On stage, when language is involved in an act of creation, it transcends the body and goes beyond it. The signing space is no longer restricted to formal expression; language then reinvents itself and becomes emancipated.

What happens to the act of translation in a bilingual French/sign language production? How are the translator’s body and language impacted? What becomes of the link between creation and translation when two languages, cultures and representations of the world come into “play”?

Carole-Anne Upton – ‘These shy acts of creation’: Thoughts on the radical and the conservative in translation for performance.

 My focus is the extent to which theatre made in translation can be a ‘shy’ or alternatively a radical act of creation. I will look at the way in which context-specific translation choices are determined according to the relationship of the individual translator to the original text and moreover the parameters of the specific translation/production goal. Consideration of some common strategies and techniques by which directors and ultimately actors embody text in moving towards performance during the rehearsal process may even help to shed light on the practice of translation. My suggestion is that the principles and values that guide textual translation choices may actually be quite different from those that come to the fore through physicalisation strategies in rehearsal, and that a creative tension between the contours of a translated text and the topography of performance is an essential if problematic feature of the process of (re)creating theatre in translation. I will look at how the text is handled differently by translator and actors/director and ask whether bold rehearsal practice, with its capacity for radical play, can overcome the essential shyness of translation.

« These shy acts of creation » : du radical et du conservateur dans la traduction théâtrale

Dans cette présentation, je chercherai à savoir dans quelle mesure la traduction théâtrale est un acte de création « timide » ou, au contraire, radical. J’observerai la façon dont les choix de traduction liés à un contexte spécifique se déterminent à la fois par la relation qu’entretient le traducteur au texte original, et par les paramètres liés à l’objectif de la traduction/production. La pratique traduisante sera même susceptible d’être éclairée à l’aune de certaines stratégies et techniques qu’emploient couramment les metteurs en scène et, in fine, les acteurs pour incarner le texte au cours des répétitions dans leur cheminement vers la représentation. J’émets l’idée que les principes et les valeurs qui mènent aux choix de traduction des textes peuvent, de fait, se révéler assez différents de ceux qui se manifestent en répétition lors de la mise en jeu physique, et qu’une tension créative entre les contours du texte traduit et la matérialité de la performance est une caractéristique essentielle, quoique problématique, du processus de (re)création du théâtre en traduction. J’analyserai la façon dont le texte est manipulé différemment par les traducteurs d’une part, et les acteurs et metteurs en scène de l’autre ; je me demanderai ensuite si des pratiques de répétition audacieuses, qui permettent un jeu radical, peuvent venir à bout de la timidité caractérisant la traduction. 

[1] David Johnston, « Securing the Performability of the Play in Translation », in Sabine Coelsch-Foisner et Holger Klein (dir.), Drama Translation and Theatre Practice. Berne, Peter Lang, 2004 : 25-38, cf. 34.

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JE « La Jeunesse au théâtre », Université Lille 3, 2-3 février 2017

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Cher(e)s ami(e)s de RADAC,
notre collègue Claire Hélie nous informe de la tenue de deux journées d’étude consacrées à « La Jeunesse au théâtre » qui auront lieu les 2 et 3 février prochains à l’Université Lille 3. En voici le programme détaillé : la-jeunesse-au-theatre-programme

JE « Théâtre et Photographie », Université Paul Valéry-Montpellier 3, 8/12/2016

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Cher(e)s ami(e)s de Radac,

Voici le programme de la journée d’étude « Théâtre et Photographie » organisée à l’Université Paul Valéry-Montpellier 3 par nos collègues Marianne Drugeon, Christine Kiehl, Jean-Pierre Montier et Laurence Petit.

Journée d’étude “Théâtre et photographie”, Université Paul Valéry-Montpellier 3

 jeudi 8 décembre 2016

 

 Marianne Drugeon (Université Paul Valéry-Montpellier 3)

Christine Kiehl (Université Lumière-Lyon 2)

Jean-Pierre Montier (Université Rennes 2)

Laurence Petit (Université Paul Valéry-Montpellier 3)

 

Matin : 9h00-12h30

  1. Le matériau photo-scénographique et son traitement

9h00-9h30 : Thomas Bruckert (ENS de Lyon)

Penser la notion de réalisme au théâtre avec la photographie.

9h30-10h00 : Cosimo Chiarelli (Université Paris 8)

Edward Gordon Craig et la photographie. La contribution de l’image au combat esthétique de la mise en scène.

10h00-10h30 : Julie Noirot (Université Lumière-Lyon 2)

Les mises en scène de l’image de Claude Bricage.

10h30-11h00 : Pause café

  1. De la scène théâtrale à la scène photographique et littéraire – Archiver, documenter, recréer

11h00-11h30 : Cécile Marshall (Université Bordeaux-Montaigne)

“Keep all the arts away” : frictions intersémiotiques dans le théâtre de Tony Harrison.

11h30-12h00 : Carole Cotaya (chercheur indépendant)

« La pratique photographique comme quête d’identité dans le N051 *Ma femme m’a fait une scène et a effacé toutes nos photos de vacances* de la troupe TEATER N099 ».

12h00-12h30 : Valérie Cavallo (Université Paris 8)

« À contrechamp, photographier le théâtre de ceux qui voient : Ito Josué et Louis Caterin pour  Jean Dasté à la Comédie de Saint-Étienne (1948-1963) ».

 

12h30-14h00 : Déjeuner

 

Après-midi : 14h00-17h00

  1. Poétiques de la photographie de théâtre

14h00-14h30 : Gwendoline Koudinoff (Université Lumière-Lyon 2)

La théâtralité des tableaux vivants de Julia Margaret Cameron et de ses contemporains (Oscar Rejlander, Henry Robinson et Lady Hawarden).

14h30-15h00 : Gyöngyi Pal (Université de Szeged, Hongrie)

Le pantomime sous le prisme de la photographie – les œuvres photolittéraires de Károly Gink.

15h00-15h30 : Laurence Le Guen (Université Bretagne-Rennes 2)

L’album pour la jeunesse Alice in Wonderland, quand la photographie nous fait accéder au petit théâtre de l’enfance.

15h30-16h00 : Pause café

16h00-16h30 : Arianna Novaga (Université « Ca’ Foscari » de Venise)

Retourner le regard. Iconoclastie et photographie dans le théâtre de la Socìetas Raffaello Sanzio.

16h30-17h00 : Aurélie Pétrel et Vincent Roumagnac (HEAD / Université des Arts d’Helsinki)

de rêves, une pièce photo-scénique.

Par Pétrel I Roumagnac (duo)

 

 

Journée d’étude « Paysages et Héritages de David Bowie », 2 décembre 2016, Université de Toulouse

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Nathalie Vincent-Arnaud, David Roche, Philippe Birgy et Emeline Jouve vous rappellent la tenue d’une journée d’étude « Paysages et héritages de David Bowie » le vendredi 2 décembre prochain à l’Université Toulouse Jean-Jaurès.
En voici le programme : prog-bowie
Ainsi que le flyer du partenaire de la journée, AUTENTYK, qui

propose une exposition de photos de David Bowie par Mick Rock (du 3 décembre au 15 janvier) :  expo-life-on-mars

CFP : Annual CDE Conference (29 June – 2 July 2017) & Journal for Contemporary Drama in English 2017

CDE Annual Conference

The 26th Annual CDE Conference will take place in Reading, UK, 29 June – 2 July , 2017 on the topic of „Nation, Nationhood and Theatre“ hosted by John Bull. The Call for Papers is now open: http://contemporarydrama.de/home-news/cde-conference-2017/

 

 

JCDE: Journal of Contemporary Drama in English 5.2 (2017)

 

Editors:

Martin Middeke (Augsburg, Editor in Chief), Ute Berns (Hamburg),

Christina Wald (Constance, Reviews), Clare Wallace (Prague)

 

Advisory Board:

Mireia Aragay (Barcelona), John Bull (Lincoln), Johan Callens

(Brussels), Jill S Dolan (Princeton), Tobias Döring (Munich), Nicholas

Grene (Dublin), Christopher Innes (Toronto), Stephen L Lacey

(Glamorgan), Deirdre Osborne (London), Dan Rebellato (London), Bernhard

Reitz (Mainz), Anthony Roche (Dublin), Annette J Saddik (New York),

Elizabeth Sakellaridou (Thessaloniki), Aleks Sierz (London)

 

Publisher: De Gruyter (Berlin/Boston) http://www.degruyter.com/view/j/jcde

 

The bi-annual, peer-reviewed journal focuses on contemporary Anglophone  dramatic literature and theatre performance. It renegotiates the understanding of contemporary aesthetics of drama and theatre by treating dramatic texts of the last fifty years.

For issue 5.2 (2017), we invite papers engaging in close readings of plays and/or touch upon historical, political, formal, theoretical and methodological aspects of contemporary drama, theatre, and performance.

Essays should be no longer than 8,000 words (including notes and bibliography) and should be formatted according to MLA style (7th edition, 2009). Deadline for issue 5.2 (2017) is 1 June 2017.

ESSAY CONTRIBUTIONS should be sent to:

Prof. Dr. Martin Middeke

Chair of English Literature

University of Augsburg

Universitaetsstraße 10

D-86159 Augsburg – GERMANY

EMAIL: martin.middeke@phil.uni-augsburg.de

 

SUGGESTIONS FOR REVIEWS should be sent to:

Prof. Dr. Christina Wald

Chair of English Literature

Department of Literature

Fach 161

University of Konstanz

D-78457 Konstanz – GERMANY

EMAIL: christina.wald@uni-konstanz.de

CFP ‘The Past is Back on Stage’ (University Paul Valéry Montpellier 3) 26-27 May, 2017

The Past is Back on Stage – Medieval and Early Modern England on the Contemporary Stage

EMMA, University Paul-Valéry Montpellier 3, France 26-27 May, 2017
 

Keynote speaker: David Edgar, playwright.

From the 1960s when Robert Bolt wrote A Man for All Seasons first for BBC radio, then for television and finally for the stage, to the 2010s when Hilary Mantel’s successful novel Wolf Hall was adapted to the stage and then for television, the past several decades have witnessed a renewed interest in medieval and early modern England among contemporary writers and audiences. 
 
The extended period from the Protestant Reformation to the Glorious Revolution provides novelists, playwrights, and screenwriters with material through which to engage pressing current issues, and the success of their works among diverse socio-economic, ethnic, and generational groups indicates a popular phenomenon that reaches beyond academic and artistic communities. 
 
This international conference, organized by EMMA at University Paul-Valéry in Montpellier, France, aims to understand why contemporary playwrights find this particular past appealing. More precisely, it aims to shed light on the political and cultural significance of medieval and early modern England for twentieth- and twenty-first century writers and audiences. 
 
Centring on contemporary theatre in the English-speaking world, it invites scholars of medieval, early modern, and contemporary drama, performance, and culture to submit papers on any of the following topics:
 
– History Plays: what do playwrights deem useful about the past in the creation of politically-committed theatre? Could such a distant period be considered as a valid mirror image of our contemporary world? How are the uses of the past today comparable to the way it was used by medieval and early modern dramatic writers?
 
– Medieval Exceptionality: why is this particular period of English history seen as a cultural reference which is understood and appropriated world-wide?
 
– The Place of Diversity: how do women, racial and ethnic minorities, writers from nations and national traditions outside England, respond to and use the medieval English past?
 
– Rewriting History: what is the cultural, historical and political bias of contemporary writers and audiences?
 
– Recreation and Entertainment: the choice of certain historical figures as new heroes may be discussed, as well as the way those historical figures may be depicted as endearing champions of the Good, or loathsome villains, for the entertainment of audiences today.

– Canonicity and Beyond: to what extent and in what ways do contemporary playwrights allude to, adapt, endorse, expand on and/or critique the canon?
 
– Adapting Elizabethan Theatre: how do contemporary playwrights, stage-directors or theatre companies rewrite and renew Elizabethan plays for contemporary audiences? How can they use the assets of site-specific performance?
 
 
Our plenary speaker will be British playwright and writer David Edgar, who has had more than sixty of his plays published and performed on stage, radio and television around the world. Edgar has repeatedly looked to other periods and other writers to engage the stage and screen as media for political activism. Most recently, in Written on the Heart, which was produced in 2011 by the Royal Shakespeare Company on the occasion of the four-hundredth anniversary of the King James Bible, Edgar exposed the historical situatedness and composite composition of this “authoritative” text of scripture.
 
 
Please send proposals of no more than 300 words in English and a brief CV indicating your institutional affiliation to Marianne Drugeon (marianne.drugeon@univ-montp3.fr) by January 31, 2017. Notification of acceptance will be sent by March 15, 2017.

 

Marianne Drugeon
Co-responsable de licence LCER anglais
Responsable des enseignements E33AN5 (littérature) et E53AN5-E63AN5 (CM littérature)
Membre d’Emma EA741
http://pays-anglophones.upv.univ-montp3.fr/
Maître de Conférences Université Paul Valéry Montpellier 3

CFP « Théâtre et Photographie »

JE Théâtre et photographie
Université Paul Valéry-Montpellier 3
jeudi 8 décembre 2016
 
Marianne Drugeon, Université Paul Valéry-Montpellier 3
Christine Kiehl, Université Lumière-Lyon 2
Jean-Pierre Montier, Université Bretagne-Rennes 2
Laurence Petit, Université Paul Valéry-Montpellier 3
 
 
Appel à communications 
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une coopération entre EMMA (Etudes Montpelliéraines du Monde Anglophone), le CELLAM (Centre d’Etudes des Littératures et Langues Anciennes et Modernes de Rennes 2), et le programme de recherche en photolittérature phlit.org, dirigé par Jean-Pierre Montier, professeur de Lettres Modernes à l’Université européenne de Bretagne-Rennes 2. Sont également associés à ce projet Christine Kiehl, Maître de Conférences en théâtre britannique contemporain au département d’anglais de l’Université Lumière-Lyon 2, et son centre de recherche PASSAGES XX-XXI.
Ce projet explorera les liens intermédiaux entre théâtre et photographie (et fera ainsi suite à d’autres projets qui ont eu lieu ou sont en cours sur théâtre et danse et théâtre et cinéma). Nous nous intéresserons à des pièces dans lesquelles la photographie en tant qu’acte ou geste esthétique, politique et social, ou encore les photographies en tant que produits de cet acte ou de ce geste –qu’elles existent réellement ou soient purement imaginaires, qu’elles soient montrées visuellement dans la pièce ou sur scène, ou seulement évoquées de façon virtuelle – sont utilisées par les dramaturges et les metteurs en scène dans leurs pièces ou leurs mises en scène. Il s’agira d’étudier les liens que peuvent tisser ces deux arts visuels et la richesse et la spécificité du dialogue entre visible et lisible qu’ils sont ainsi amenés à produire.
L’on pourra envisager l’usage de la photographie comme archive, c’est-à-dire trace ou document, et, dans cette perspective, voir d’une part comment tel ou tel photographe de théâtre interprète au second degré cette interprétation qu’est toute mise en scène, et d’autre part comment des photographies – par-delà leur fonction ou leur usage archivistique – peuvent dans un second temps être le support ou le moyen de recréation ou transposition plastique ou narrative. Dans tous ces cas, la dimension vivante du spectacle est-elle altérée ou au contraire dramatisée une nouvelle fois par la captation photographique et de quelle sorte ? L’on pourra également envisager comment la photographie participe à la construction de la figure de l’acteur ou l’actrice de théâtre (quelle différence avec l’acteur de cinéma ou bien la figure de l’écrivain, de l’homme ou la femme « célèbre »), voire à leur « formation » (au sens de Stanislavski). L’on pourra aussi mettre ou remettre au jour des travaux ou des œuvres proprement photographiques élaborées par des metteurs en scène en marge de leur « métier », ou bien interroger la spécificité de la part consacrée au théâtre dans des œuvres de photographes reconnus comme tels bien qu’ils ne soient pas spécialisés dans la photographie de théâtre. Existe-t-il un corpus de photographies liées à l’acte théâtral qui ne relève ni de la communication, ni de la promotion, mais d’une poétique singulière ? Si oui, est-ce que cette poétique oscille entre les arts du spectacle et la littérature, et comment ?
 
Merci d’envoyer votre proposition de communication (250 mots) ainsi qu’une courte notice biographique (100 mots) à Marianne Drugeon (marianne.drugeon@univ-montp3.fr), Christine Kiehl (christine.kiehl@univ-lyon2.fr), Jean-Pierre Montier (jean-pierre.montier@uhb.fr) et Laurence Petit (laurence.petit@univ-montp3.fr) avant le 15 octobre 2016.
 
 
ONE-DAY CONFERENCE ON THEATRE AND PHOTOGRAPHY
Université Paul Valéry-Montpellier 3, France
 December 8th, 2016
 
Marianne Drugeon, Université Paul Valéry-Montpellier 3
Christine Kiehl, Université Lumière-Lyon 2
Jean-Pierre Montier, Université Bretagne-Rennes 2
Laurence Petit, Université Paul Valéry-Montpellier 3
 
 
Call for papers
This project is part of a collaboration between the research center EMMA (Etudes Montpelliéraines du Monde Anglophone) at Université Paul Valéry-Montpellier 3, the research center CELLAM (Centre d’Etudes des Littératures et Langues Anciennes et Modernes) at Université Bretagne-Rennes 2, and the research programme in photoliterature phlit.org, directed by Jean-Pierre Montier, Professor of French Literature at Université européenne de Bretagne-Rennes 2. Also associated to this project are Christine Kiehl, Associate Professor in Contemporary British Drama in the English Department of Université Lumière-Lyon 2 and her research center PASSAGES XX-XXI.
This project examines the intermedial relations between theatre and photography (in the continuation of other past or current projects on theatre and dance, as well as theatre and cinema). We will focus on plays in which photography as a social, political, and aesthetic act or gesture, or the photographs which are the result of this act or gesture – be they actually displayed on the stage or merely evoked as part of the play – are used by playwrights and stage directors in their plays and stage settings or stagings. The emphasis will be on the connections between these two visual art forms, as well as on the rich and specific dialogue between the visible and the legible that they create.
One possible direction for research will be the use of photography as archive, that is to say trace or document. In this perspective, contributors may explore how theatre photographers metaphorically interpret again a staging and a setting which are, in themselves, an interpretation. Alternately, contributors may explore how photographs – beyond their archival function or usage – are also the means of, or the foundation for, visual or narrative recreation or transposition. In all cases, is the living dimension of the perfomance altered or dramatized anew by the photographic capture, and in what way? Another possible direction for research will be to examine how photography participates in the construction of the figure of the theatrical actor (and in this case, how different is this from a film actor, the figure of the writer, or that of « famous » people?), or to envisage how photography participates in their « training«  (Stanislavski). Yet another possible direction will be to bring, or bring back, to light works or œuvres which are photographic in the literal sense of the term and which were created by stage-directors as a fringe « activity« . An alternative will be to interrogate the specificities of what is theatrical in the work of photographers recognized as such even though they may not necessarily specialize in theatre photography. Is there such a thing as a corpus of photographs linked to the theatrical act which has nothing to do with communication or promotion, but corresponds to a specific poetics? If so, does such a poetics oscillate between the performing arts and literature, and in what way ?
 
Please send a 250-word proposal, as well as a 100-word bio, to Marianne Drugeon (marianne.drugeon@univ-montp3.fr), Christine Kiehl (christine.kiehl@univ-lyon2.fr), Jean-Pierre Montier (jean-pierre.montier@uhb.fr), and Laurence Petit (laurence.petit@univ-montp3.fr) by October 15th, 2016.